tu touches le fond, et tu creuses encore.

tu touches le fond, et tu creuses encore.
Salut. J'déménage.
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# Posté le mercredi 08 novembre 2006 12:22

Modifié le mercredi 08 novembre 2006 15:29

qu'est-ce que tu peux me manquer, alors. [ Rituels adolescents ]

qu'est-ce que tu peux me manquer, alors. [ Rituels adolescents ]
Peu à peu, elle se rend compte qu'en fait, elle fonctionne de la même manière que les autres, obstinément. Un cercle de potes, mais en vérité personne n'irait visiter celui qui se ferait choper en taule. Trop la loose de ne pas sortir un samedi soir. Ils se réunissent, toujours dans des endroits pourris. Et ils viennent tous dans le même but : se défoncer, par derrière, par devant, par le nez, par la bouche. Se défoncer dans tous les sens. Des jeunes.
Pour une fois, elle est là assise, et elle n'arrive pas à scotcher son sourire sur sa tronche. Encore une vieille fête dans le vieil appart' d'un connard dont elle ne se souvient même pas le prénom ; on le lui a dit, mais non, elle ne s'en souvient pas. Et elle est là, là et encore là, elle ne sait même plus se demander pourquoi, elle est juste là, encore en train de fumer du hasch l'air pénétré.
C'est fou, le tour de banalité que prennent ces soirées, à répéter sans arrêt les mêmes choses. Il y a toujours les mêmes personnes, du moins les mêmes schémas. Le con qui a la dope, le groupe de nanas, et la "pétasse", celle qui est blonde, qui porte de hauts talons et qui, à un moment on un autre de la soirée, sera bourrée à force d'être resservie par des puceaux en chaleur. Et elle ira s'exiler dans une chambre toute froide avec un anonyme, comme elle a fait dans les soirées précédentes, et comme elle fera dans les suivantes. Elle rentrera ensuite chez elle le lendemain matin, la gueule de bois et l'impression de s'être salie un peu plus, comme elle aime tant. Et elle reviendra la semaine suivante se prostituer pour des prunes. Puisqu'elle ne sait faire que ça. Du moins, elle le pense ardemment_

# Posté le mardi 07 novembre 2006 16:18

Manque

Manque
J'imagine un peu que je suis autre part.
Il vaut mieux. Ca vaut mieux.
Je change de place. Je regarde par la fenêtre. Il fait moche. L'hiver commence. Je n'ai pas envie que ce soit l'hiver. En fait, mon problème est que je n'ai envie de rien, si ce n'est d'être autre part, ce qui est impossible. Je me fixe alors des buts, des souhaits fictifs. Et lorsque je les ai réalisés, je me rends compte non seulement que je n'en ai strictement rien à battre, mais que de surcroit cela ne fait que me saper davantage le moral.
Je continue quand même.
J'aurais dû, je serai, j'aurais été, je ne devrais pas.
Des pensées sans fond.
J'ai du manque qui grandit et sa voix croasse des ignominies. Je nage dans l'absurde. Je cherche quelque chose sans savoir quoi.
Pour ce que ça vaut.
J'essaie de penser à autre chose, de m'occuper sur autre chose. Oublier un peu.
Lorsque je mange, je parle, pour éviter d'y réfléchir.
J'enfle. Je sors dehors et il fait froid. Je n'ai pas envie qu'il fasse froid. Je n'ai pas envie de faire mes devoirs. Je n'ai pas envie de faire d'effort, ne serait-ce qu'un minuscule effort, de couper l'égocentrisme et l'égoïsme pour un instant. D'offrir un peu de quiétude aux autres, d'arrêter de faire chier le monde en me murant dans ma douce mollesse.
Mais je ne le fais pas.
Et je ne le ferai jamais, je finis par constater cela.

# Posté le dimanche 05 novembre 2006 04:20

Naha j'dec

Salut Pwbs !

Eh oui, aujourd'hui t'as 17 ans !
Tu pensais rester tranquille dans ton coin à faire le mort ?
Ben nous on t'oublie pas !

Toute l'équipe de Skyrock.com te souhaite un joyeux anniversaire !


A Bientôt sur Skyrock.com !


N'oublie pas que tu peux :
- Envoyer tes messages aux animateurs !
- Chatter en direct avec les autres auditeurs de Sky !
- Draguer et faire des rencontres !
- Consulter et envoyer des e-mails avec ta boite Skymail !
- Pousser tes coups de gueule, faire partager tes kifs... sur le Skyblog !









Et après on me reproche d'être misanthrope.
Naha j'dec

# Posté le vendredi 03 novembre 2006 07:10

un deux trois

un deux trois
Hier soir, je fus victime d'un évènement pour le moins insolite. Fus-je en contact avec dieu? J'étais allongée sur le dos dans mon lit, dans la position du gisant, de Blanche-Neige dans son cercueil en verre quoi, en moins sexy que l'infortunée sachant que j'avais un haut de pyjama sur la tête (je dois dormir avec un haut de pyjama sur les yeux parce que je n'ai plus de rideaux dans ma chambre, je hais dormir en voyant les lumières de Paris-la-ville-des-lumières, et je ne possède pas de masque comme les trucs que les hommes d'affaires mettent lorsqu'ils dorment dans l'avion. Qu'importe), je tentais donc de dormir. Je m'assoupissais progressivement, et je me suis retrouvée à faire un rêve. L'étrangeté de la chose étant que je faisais mon rêve tout en ayant conscience de dormir. Je plongeais progressivement dans un cauchemar, quelque chose d'assez humide, marcher jusqu'à un plot dans des sables mouvants, suivre un garçon qui cherchait sa bien-aimée, "m'a entraîné dans les sables mouvants", voilà qu'une autre jeune fille commencait à être engloutie, j'entendais le splish splish de l'eau, qui m'assourdissait. Je sombrais peu à peu dans un sommeil agité, lorsque soudainement ma conscience me signala que le réveil serait plus propice au bien-être. Elle me ramena à la réalité relative, mais je ne parvenais ni à bouger quelque partie de mon corps, ni à ouvrir mes yeux, et bien que consciente d'être allongée dans un lit, j'entendais encore le bruit affolé de l'eau de mon rêve. Je me sentais écrasée et asphyxiée par une force inconnue. Au prix d'un effort terrible, je parvins à ouvrir les yeux, ce qui me tira légèrement de ce demi-songe. Mais dès que je les refermais, j'entendais dans mes oreilles un bruit assourdissant et régulier semblable à du sable crissant, je me sentais enfoncée dans mon lit, comme si une pierre s'était posée sur ma poitrine. Ma conscience et mon songe bataillaient dans mon esprit, et une peur indescriptiblement herculéenne s'emparait de toute ma personne. Je ne parvenais plus à ouvrir les yeux, ma tête était une cacophonie trop puissante pour être surmontée. Je ne cessais de plonger dans un entremêlement de valeurs absurdes et angoissantes dont ma conscience ne pouvait me tirer.

# Posté le jeudi 02 novembre 2006 05:06